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Georges CHARPAK

Georges CHARPAK

( 1943 )

Physicien et humaniste passionné par l'éducation

PRIX NOBEL DE PHYSIQUE EN 1992

Georges CHARPAK (1924 – 2010) est ingénieur civil des Mines de Paris, promotion 1943. Chercheur au collège de France puis professeur associé à l’Ecole supérieure de physique et de chimie industrielle de la ville de Paris, Georges Charpak a été tout à la fois un scientifique hors pair reconnu pour ses découvertes sur les détecteurs de particules, et un humaniste au service de l’enseignement des sciences auprès des enfants.

Georges Charpak, né le 8 mars 1924 à Dabrowika en Pologne, est arrivé en France à l’âge de 7 ans quand ses parents émigrent et s’installent à Paris. Résistant dès 1941, il fut déporté à Dachau et devient citoyen français en 1946. A sa sortie de l’Ecole des Mines de Paris, il est admis au CNRS comme chercheur au laboratoire de physique nucléaire du Collège de France dirigé par Frédéric Joliot-Curie. C’est un domaine qu’il ne quittera plus. En 1959, il rejoint le Centre Européen pour la Recherche Nucléaire près de Genève, où il restera jusqu’à sa retraite en 1991.

Georges Charpak fut tout à la fois un grand physicien et un humaniste passionné par l’éducation.

Dès sa thèse en 1954, il choisit de travailler sur les particules et plus précisément sur les détecteurs. Démontrant des qualités extraordinaires dans ce domaine, il invente la chambre proportionnelle « multifils » qui remplace rapidement les chambres à bulles en permettant un traitement informatique des données. Ces travaux ont révolutionné toute la physique expérimentale des particules élémentaires, avec des applications dans des domaines aussi variés que l’astrophysique ou l’imagerie médicale. A partir de 1980, il est professeur associé à l’Ecole supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.

Georges Charpak a toujours vanté les mérites de l’école, et de ce qu’il y a reçu. Découvrant les travaux dans les banlieues de Chicago de Léon Lederman, prix Nobel de physique comme lui, il se passionne pour le soutien pédagogique aux enfants par la science. À partir de 1996, avec le soutien de l'Académie des sciences et de ses collègues Pierre Léna et Yves Quéré, il prend la tête d'un important mouvement de rénovation de l'enseignement des sciences à l’école primaire, baptisé « la main à la pâte », qui touche aujourd'hui près d'une école sur trois en France et essaime dans le monde entier. Des collaborations internationales ont été signées pour étendre cette initiative à de nombreux pays dans le monde.

Georges Charpak a été élu à l’Académie des sciences le 20 mai 1985, et est décédé le 29 septembre 2010.