C'est dans l'air - détail

Rue du Conservatoire
Le dernier des Idiots
25 février 2017
Le dernier des Idiots présenté par Ulysse Barbry

Cette création réunit deux jeunes artistes à l'étonnant talent : Ulysse Barbry, ancien élève du cours d’interprétation de chanson de Serge Hureau et Olivier Hussenet au Conservatoire national supérieur d’art dramatique (CNSAD) et Fabien Touchard, jeune compositeur et arrangeur, ancien élève du Conservatoire de Paris (CNSMDP), lui-même devenu professeur d’écriture au CRR de Boulogne et, suite à la création même de ce spectacle « Le Dernier des Idiots », recruté comme professeur de musique au CNSAD.

Ulysse Barbry, comédien multidirectionnel, qui fut il y a peu artiste associé du Théâtre du Peuple Maurice Pottecher à Bussang, a su explorer le personnage de l’« idiot » et son avatar conscrit le « comique troupier », les revisitant de façon contemporaine et inspirée. Le « fada » provençal (littéralement « touché par les fées ») incarné par Fernandel, le simple d’esprit (campé par exemple par le normand Bourvil, le dernier des « idiots »), mais aussi le fou dangereux (chanté par Fréhel), le puceau en uniforme, ou leurs variantes féminines (chantées par Maurice Chevalier ou Marie Dubas), hantent durant plus de 100 ans les répertoires du Café-concert comme ceux des Variétés.

Dans un traitement musical résolument contemporain, fondé sur un travail dramaturgique s’attachant à égalité au(x) sens et au(x) son(s), ce duo étonnant fait cohabiter des œuvres singulières de toutes époques, pour nos oreilles et nos cœurs du XXIe siècle.

Ce que la presse et les artistes en disent :
Sur scène, Ulysse Barbry incarne de façon saisissante nos folies cachées. Il est tour à tour bizarre de naissance et traumatisé de guerre, terrorisé et terrifiant, fou du village et fou des landes, assassin et assassiné, on le reconnaît parce qu’on le connaît de tout temps, du dedans, et qu’on a l’habitude de le fuir. Sa souffrance nous fait mal... et le spectacle un bien fou ! Nancy Huston

C’est un très beau spectacle sur la bêtise, l’« esprit » d’une époque, la folie, la détresse, l’égarement mental, auquel Ulysse Barbry donne une implication physique très originale, avec cette maîtrise et ce sens de l’«imperfection » voulue. Belle vie à cette chose forte et originale! Gilles Costaz (Le Masque et la Plume)

Un arlequin céleste ! Anne Sylvestre

Photo à gauche